Après plusieurs essais depuis le XVIIe siècle, la viticulture a été relancée au Québec dans les années 1980.
La réussite de la viticulture au Québec est basée sur la survie des vignes en hiver, la température de l'air pouvant descendre sous les -30'°C. La solution est le buttage à l'automne (les ceps et sarments enfouis sont protégés du froid) avec déchaussage mécanique au printemps. Il existe des cépages semi-rustiques pouvant être protégés par géotextile, et d'autres rustiques résistant au froid à l'air libre ; un programme cherche à améliorer la qualité organoleptique des vins qui en sont issus.
Après une étude préliminaire en 1996, un inventaire exhaustif des arthropodes présents dans les vignes a été mené de 1997 à 2000. De 2000 à 2004, le travail a été enrichi d'un inventaire des maladies et d'une étude de l'acarien prédateur Anystis baccarum comme auxiliaire. Ces travaux ont été complétés par la suite.
Les connaissances acquises, publiées et vulgarisées, servent de base aux préconisations. L'organisation du suivi sanitaire et du conseil aux agriculteurs est explicitée.