Depuis vingt ans, les centres expérimentaux en France (Apef) et en Belgique collaborent pour évaluer les hybrides d'endive sur leurs propriétés agronomiques (production et qualité post-récolte), physiologiques (métabolisme de l'azote), ainsi que sur leur résistance aux maladies (rouille, Phytophthora, Sclerotinia, bactéries).


Deux années d'expérimentation sont nécessaires pour donner aux producteurs, de façon indépendante et objective, des informations précises sur les principaux caractères d'intérêt agronomiques de ces variétés, y compris la résistance à certains pathogènes. Depuis 2002, 85 hybrides ont été testés et 61 ont fait l'objet d'une fiche descriptive communiquée aux producteurs. Au cours des études menées dans le réseau franco-belge, de nombreuses évolutions favorables dans les caractéristiques des hybrides ont été constatées. La principale concerne la résistance à Phytophthora spp. La majorité des cultivars sont maintenant résistants aux souches assez agressives (appelées « Pag2 »), largement présentes dans la zone de culture. Une certaine amélioration de la résistance contre les souches très agressives (appelées « Pag3 ») de cet oomycète est attendue en valorisant la diversité génétique dans les ressources biologiques nationales de chicorées. Le même travail est initié contre Sclerotinia sclerotiorum contre lequel aucune résistance variétale n'est actuellement disponible.