À la suite d'échecs de désherbage de galinsoga à petites fleurs à l'aide d'herbicides inhibiteurs de l'ALS (groupe HRAC B) en culture d'endive, l'hypothèse de la présence d'une résistance à ces herbicides a été étudiée.
Des tests biologiques avec deux herbicides du groupe B ont été effectués sur des populations provenant d'une parcelle où le galinsoga à petites fleurs n'était plus contrôlé. Le gène de l'ALS a également été séquencé afin de rechercher la présence de mutations causant une résistance aux herbicides inhibiteurs de l'ALS.
Les tests biologiques ont montré l'existence d'une résistance au rimsulfuron et d'une moindre sensibilité au pénoxsulame dans la parcelle étudiée.
Une mutation au codon 197 entraînant une résistance aux herbicides du groupe B est présente dans cette parcelle. La sélection de la résistance est probablement due à une utilisation intense des inhibiteurs de l'ALS, car ces herbicides sont de loin les plus efficaces contre le galinsoga à petites fleurs parmi ceux autorisés sur endive.
L'étude souligne le risque de résistance associé à un désherbage uniquement chimique, de surcroît essentiellement basé sur un seul mode d'action. Elle confirme la nécessité de disposer d'une gamme diversifiée de modes d'action efficaces, y compris dans une culture « mineure » comme l'endive.



