En cas de soupçon de présence de rongeurs dans des locaux, le diagnostic exigeant de voir ou capturer des individus est tardif, et celui basé sur leurs traces pas toujours fiable jusqu'au lancement en 2017 d'un test basé sur l'ADN total des excréments.

Ce diagnostic rongeur permet d'identifier l'espèce (rongeur ou autre) parmi une douzaine, de préciser le statut de résistance de la population présente aux anticoagulants (éventuelles mutations du gène VKORC1) et de détecter huit bactéries pouvant infecter les rongeurs et poser des problèmes de santé humaine.

Les premiers échantillons montrent la prééminence du rat brun suivi du rat noir et de la souris, mais aussi la présence d'espèces non-cible (chauve-souris, etc.). La résistance aux anticoagulants touche 10% des échantillons, et la présence de bactéries pathogènes (genre Clostridium et Campylobacter) 33%.