L'impact des produits phytopharmaceutiques sur les êtres vivants est une préoccupation sociétale grandissante. Les effets non intentionnels sur la faune sauvage vivant en milieu cultivé, en particulier ceux sur la reproduction des oiseaux, sont peu étudiés.
Les populations de perdrix grises ont été suivies sur douze territoires en plaine de grande culture (grand Bassin parisien) afin d'identifier et quantifier l'exposition des pontes aux substances actives et de rechercher la présence de résidus dans les ?ufs.
Parallèlement, un modèle a été développé pour évaluer le risque associé à l'exposition aux substances, à partir des données d'utilisation de l'habitat par les perdrix, des traitements phytosanitaires des parcelles cultivées, et des propriétés physico-chimiques et activités toxicologiques des substances.
Les pontes de perdrix sont potentiellement exposées à une grande diversité de substances actives utilisées pour protéger les cultures.
Neuf d'entre elles ont été détectées dans les ?ufs de perdrix, à des concentrations souvent jugées « faibles », mais pas toujours. Cinq anciens produits aujourd'hui interdits ont également été détectés. Des scores de risques ont été calculés pour les substances, seules ou en mélanges, permettant de les classer les un(e)s par rapport aux autres au regard des possibles effets non intentionnels des substances actives sur la faune non-cible.



