L'usage des herbicides, en particulier ceux aux modes d'action spécifiques du métabolisme végétal, a permis la régression des adventices vivaces les plus nuisibles et des plantes toxiques, une baisse durable des stocks de semences des annuelles et la quasi-disparition d'espèces parasites des végétaux. Cela a largement contribué à l'augmentation des rendements et à la simplification relative des assolements avec une proportion accrue du blé dans la rotation.
La perte dans la mémoire collective de l'idée de disette a autorisé des représentations où les ennemis des cultures seraient définitivement maîtrisés, voire bénéfiques. Ces représentations suggèrent la possibilité de restreindre le recours aux herbicides pour la protection des cultures.
Il est rappelé les avantages et difficultés des différents choix. En particulier, c'est l'oeuvre préalable (mais pas définitive) de nettoyage des parcelles par les herbicides qui rend imaginables les expériences de diminution de ces mêmes herbicides. Des interactions complexes existent entre les adventices et d'autres composants de la biodiversité, dont une part est obstinément hostile à l'homme. En revanche, l'agriculture de précision offre de réelles perspectives de réduction des quantités d'herbicides.



