L'utilisation de couverts d'interculture est identifiée comme un levier agroécologique pour concurrencer les adventices et diminuer les pressions dans les cultures de la rotation, même si ce dernier point n'est pas démontré. Or la compétition du couvert vis-à-vis des adventices dépend du contexte floristique et du choix des espèces de couverts fait par l'agriculteur. Il est souvent revendiqué qu'une plus grande diversité d'espèces dans le mélange serait plus efficace.
Une étude mise en oeuvre aux Etats-Unis (New Hampshire) en collaboration avec Inrae Dijon de 2014 à 2017 a comparé la performance annuelle et interannuelle de l'effet répressif (sur les adventices) de couverts variant selon le nombre d'espèces dans le mélange (une, cinq, six, quatorze espèces) semés à trois périodes de l'année (été, automne, printemps).
Les couverts en mélange ne sont jamais plus concurrentiels que le meilleur couvert semé en pur (une espèce), et ce pour les trois périodes de semis. De plus, en termes de stabilité interannuelle, un couvert à une espèce s'avère toujours plus stable que les mélanges, même si ces derniers se situent dans le top 3.



