La connaissance de la dynamique de populations des ravageurs nécessite de nombreuses études, mais elle permet de mieux raisonner la lutte contre ceux-ci.
Ainsi, un modèle d'évolution des populations du Baris c?rulescens sur colza d'hiver simule l'importance des pontes et du développement larvaire et les dégâts en fonction de paramètres climatiques de l'air et du sol.
Il permet d'évaluer les risques de dégâts avec un temps d'avance sur les résultats de (longs et fastidieux) prélèvements de pieds de colza au champ et dissection de ces pieds.
La connaissance du cycle des limaces dans la rotation (céréales, colza, maïs, tournesol), permet d'établir leurs seuils d'activité d'après les températures et l'humidité du sol et de créer un modèle pour calculer un indice d'activité biologique selon la température et la pluviométrie.
? terme un indice cumulé donnera le potentiel de développement des limaces ; il aboutira à des conseils de décision de traitement.
Le troisième modèle simule la dynamique des populations du puceron Rhopalosiphum padi vecteur de JNO sur céréales à l'automne à partir des populations initiales et de paramètres climatiques (températures).
Il vise à proposer des conseils de décision de traitements.
En son état actuel de maquette, il évite la plupart des traitements inutiles mais pas tous, sans risque d'impasse sur des traitements nécessaires.
Par ailleurs, toujours vis-à-vis du puceron Rhopalosiphum padi vecteur de JNO sur céréales à l'automne, une grille de décision a été établie en fonction du pourcentage de plantes infectées et du pouvoir virulifère des pucerons.
Enfin, la dynamique des populations du Nématode à kyste Heterodera schachtii sur betteraves à sucre de variétés résistantes, comparée à leur évolution sur variétés sensibles, montre une efficacité des variétés résistantes comparable à celle de désinfections chimiques.
Elle se manifeste en sols suffisamment infestés, d'où un seuil au delà duquel l'usage de variétés résistantes est conseillé. A detailed awareness of the dynamics of pest populations requires the carrying-out of a number of studies, but they are well worth it. The results of the studies provide invaluable help in reasoning the control of these pests.
Thus, a development model of populations of Baris coerulescens on winter colza crops simulates the extent of winter spawning, larval development and damage caused depending upon different air and soil climatic parameters. The model helps to assess the likelihood of damage more quickly than the (long and tedious) method of taking field samples.
Awareness of slug cycles in rotation (cereals, colza, corn, sunflower) makes it possible to establish activity thresholds according to different soil temperature and humidity levels and to create a model for calculating a temperature- and rainfall-related biological activity index. A final, cumulated index makes it possible to establish the development potential of slug populations, and ultimately to establish treatment guidelines.
The third model simulates the dynamics of populations of the Rhopalosiphum padi aphid, carrier of yellow dwarf virus affecting autumn cereal crops. The model aims to provide recommendations in terms of decision-making and treatment. In its current model state, it helps to avoid needless treatments up to a certain level.
Furthermore, in relation once again to the aforementioned Rhopalosiphum padi aphid, a decision table has been drawn up based upon the percentage of plants infected and the viruliferous capability of the aphids.
Finally, the dynamics of populations of beet nematode (H. schachtii) on resistant varieties, compared to sensitive varieties, highlights a level of effectiveness of resistant varieties comparable to chemical disinfecting. The phenomenon generally appears in highly-infested soil. Hence the need for a threshold, above which resistant varieties should be used and below which sensitive varieties are preferable.