Des difficultés dans la lutte contre le carpocapse des pommes sont rencontrées dans l'ensemble des zones de production françaises. Le réchauffement climatique, et en particulier la campagne 2003, très favorable aux insectes, a augmenté les effectifs du ravageur. Dans les situations jugées saines, le moindre défaut dans la protection (période inadéquate, produit inadapté, trou de protection) a fait immanquablement réapparaître des situations délicates à gérer.
Une résistance métabolique est à l'origine de baisses d'efficacité de différents insecticides, inhibiteurs ou régulateurs de croissance d'insectes aussi bien que neurotoxiques. La majorité des insecticides sélectionne cette résistance. Des individus résistants ont été détectés dans toutes les situations qui apparaissaient comme difficiles. Des mécanismes complémentaires peuvent induire localement des résistances fortes spécifiques à une famille chimique (OP, pyréthrinoïdes). Les mesures prophylactiques visant à réduire les populations doivent impérativement être appliquées en toute situation, sinon les insecticides de synthèse continueront de perdre de leur efficacité. Les insecticides à base de granulovirus et la confusion sexuelle sont à privilégier sur populations initiales faibles.