Durant trois ans, l'incidence des pratiques viticoles sur la qualité des eaux a été évaluée en basse vallée du Rhône par la Fédération régionale de défense contre les ennemis des cultures de Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Sur le secteur de la plaine d'Orange (Vaucluse), la prise en compte de trois volets distincts a permis de mesurer, pour des pratiques
phytosanitaires équivalentes, l'importance relative des transferts vers la nappe alluviale, vers un ruisseau situé en bas de coteaux viticoles et vers la rivière correspondant au bassin versant élargi.
Malgré un recours déjà important au travail du sol sur toutes les zones d'études, la situation n'en est pas satisfaisante pour autant.
En eaux souterraines, cinq matières actives sont régulièrement recensées. Quatre d'entre elles (terbuthylazine, simazine, norflurazon, oxadixyl) n'étant plus autorisées, la situation devrait s'améliorer sous réserve de ne pas voir apparaître de nouvelles substances actives suite à des substitutions massives. Les eaux de ruissellement de bas de coteaux présentent des concentrations cumulées importantes et un panel varié de molécules. Un plan d'action, intégrant des aménagements parcellaires, des modifications de pratiques d'entretien du sol et quelques substitutions, devrait améliorer la situation. Cette étude confirme qu'il est important d'identifier les voies principales de transferts avant de pouvoir proposer des mesures correctives appropriées. Over a three-year period, the impact of vineyard practices on the quality of water was carried out in the lower Rhône valley by the regional pest control federation (FREDEC) of the Provence-Alpes-Côte-d'Azur Region. In the sector of Orange (Vaucluse), an analysis of three distinct phases made it possible to measure, for equivalent pest control practices, the relative levels of transfer to the alluvial sheet, to a stream at the foot of the vineyard slopes and to the river contained in the extended watershed. In spite of a greater use of soil cultivation techniques on all of the zones studied, the situation is far from satisfactory.
In underground water, five active ingredients are regularly detected. In view of the fact that four of these (terbuthylazin, simazin, norflurazon, oxadixyl) are no longer authorized, the situation should improve with time, on condition that new active substances do not appear in the wake of large-scale substitutions. Run-off to the foot of the valley presents high-level concentrations and a wide variety of molecules. An action plan involving plot management, modifications to soil maintenance techniques and a certain number of substitutions should lead to an improvement in the overall situation. This study confirms the importance of identifying the main sources of transfer in order to be able to propose suitable corrective measures.



