« Protéger » les cultures implique de mobiliser des compétences en botanique, microbiologie, pathologie végétale, entomologie, malherbologie, biologie et physiologie végétale, écologie, épidémiologie, dynamique et génétique des populations, sans compter les statistiques, la modélisation mathématique?
Les bioagresseurs des cultures incluent des agents pathogènes (bactéries-mollicutes, virus, champignons, nématodes?), des arthropodes ravageurs, des adventices et des vertébrés nuisibles. Ils sont plus spécifiquement étudiés sur plantes cultivées, étant donné l'impact économique qu'ils peuvent avoir sur les rendements et/ou la qualité des produits... Cependant, inclure dans ces études les systèmes pas ou peu anthropisés (milieux naturels, forêts et milieux semi-naturels, zones humides...) prend de plus en plus d'importance pour leur gestion compte tenu des services écosystémiques rendus potentiellement par l'interface agriculture-environnement.
Une caractéristique importante de la protection des cultures est la multiplicité des niveaux d'étude et d'intervention qu'elle mobilise. En effet, la compréhension de l'évolution des maladies et des ravageurs dans les agrosystèmes passe par des études d'interactions au niveau moléculaire, cellulaire, à l'échelle de l'individu, au niveau de la population, à l'échelle de la parcelle cultivée, mais aussi plus largement à l'échelle des agroécosystèmes et des territoires. Les approches seront différentes pour des cultures annuelles (céréales, pomme de terre?), pluriannuelles (alternance de cultures, par exemple céréales/légumineuses/oléagineux sur une ou plusieurs années), pérennes (vigne?) ou encore cultures associées (blé/pois, féverole/triticale). L'intégration de l'ensemble de ces niveaux d'étude devrait conduire à une gestion plus efficace et plus durable des cultures.



