En vedette, les souches émergentes de septoriose, les SDHI et les multisites

Le groupe de travail « résistances aux fongicides des maladies des céréales à paille » a publié sa note commune « Résistance aux fongicides : maladies des céréales à paille ' janvier 2012 ». Il rend compte de l'évolution des résistances en France en 2011 ainsi que des conseils pour 2012, vu cette évolution et l'arrivée de nouvelles substances actives.

Les souches de septoriose émergentes de type « non MDR » résistantes à certains triazoles ont nettement progressé, mais restent en général marginales.

Concernant les oïdium du blé et de l'orge, la présence de souches fortement résistantes à la métrafénone (décelées pour la première fois en 2010) a été confirmée, à très faible fréquence.

La situation est inchangée pour le piétin-verse et l'helminthosporiose du blé, ainsi que l'helminthosporiose, la ramulariose et la rhynccosporiose de l'orge, tout autant que les rouilles et les fusarioses des céréales.

La note 2012 confirme des conseils des notes précédentes : choix variétal, mesures agronomiques, raisonnement des interventions (ne traiter que si nécessaire, et au bon moment) et principes généraux de choix des produits (alternance et diversification des modes d'action). Elle rappelle les mesures de gestion des IDM (choix entre substances, limitation à un traitement par saison pour chacune, intérêt des associations) et des QoI (pas plus d'une par saison).

Nouveau :

  • elle conseille de limiter les SDHI (deux nouvelles substances autorisées pour 2012) à une application par saison si possible ;

  • elle conseille ouvertement les multisites lorsque cela est possible.