L'analyse par PCR de vulpins conservés dans des herbiers anciens

tion - Des gènes de résistance aux herbicides peuvent-ils déjà exister dans des populations de mauvaises herbes n'ayant jamais été traitées avec des herbicides ?

Pour le savoir, une mutation conférant une résistance à des herbicides a été recherchée dans des parts d'herbiers contenant des spécimens de vulpin (Alopecurus myosuroides) collectés entre 1788 et 1975.

 

Réponse - Un spécimen sur les 734 analysés, collecté en 1888, s'est révélé contenir une mutation au codon 1781 de l'ACCase qui confère une résistance à des inhibiteurs de l'ACCase (« fops », « dims », « den »).

Ceci démontre clairement, si besoin en était encore, que la résistance n'a pas besoin d'herbicides pour exister et évoluer. Elle est naturellement présente en très faibles fréquences dans les parcelles avant même l'arrivée des herbicides.

Ceux-ci ne font que la révéler en éliminant les plantes sensibles. La résistance est donc un phénomène statistique : plus on traite de plantes, plus on risque de tomber sur une plante résistante.

 

Implications - Nos résultats, une première en matière de résistance à des herbicides, sont similaires à ceux obtenus dans d'autres domaines (antibiotiques, insecticides). Des explications à notre observation sont proposées.

Une suggestion est faite : utiliser l'analyse d'herbiers anciens comme outils de prévision des risques de résistance.