Ce dossier évoque la protection phytosanitaire des végétaux d'agrément, ceux produits pour et utilisés dans les zones non agricoles (ZNA). D'abord à propos de problèmes techniques qui se posent à ces végétaux, ensuite au sujet des lois qui encadrent leur protection : leur évolution aujourd'hui et demain en France, mais aussi la situation de trois pays européens proches. Ensuite, on parlera de pratiques dans un quatrième pays européen ' ce dossier ouvre des fenêtres au delà des frontières ! Puis retour en France pour parler d'économie, et encore de pratiques.
Après le dossier « Bonnes pratiques en ZNA » d'octobre dernier, axé surtout sur l'application des arrêtés du 13 mars et 12 septembre 2006 (respectivement « mélanges » et « utilisation des phytos »), ce dossier commence par des informations techniques sur des problèmes phytosanitaires à l'importance grandissante.
Maladies des gazons
? P. 16, point sur quatre maladies des gazons devenant de plus en plus nuisibles en France, plus une identifiée pour l'instant aux États-Unis.
Panorama de leurs caractéristiques avec les risques de confusion possibles, et des méthodes de lutte existantes ou à l'étude ' lutte directe mais aussi mesures agronomiques préventives.
La loi, demain en France
? P. 21, comment va évoluer la réglementation de la protection des végétaux d'agrément en France ? Après l'application, en 2007, des arrêtés du 13 mars et du 12 septembre 2006 (« mélanges » et « utilisation des phytos »), 2008 voit les suites du Grenelle.
Une mesure est décidée, celle du retrait de certaines substances avec son calendrier fixé.
D'autres sont envisagées, notamment pour la certification des applicateurs professionnels avec évaluation des compétences à la clé, pour la certification des vendeurs en distribution, pour l'organisation des points de vente au grand public, pour les lieux d'application possibles des produits professionnels, et enfin pour l'autorisation des PNPP, préparations naturelles peu préoccupantes. Même si la (les) lois Grenelle risquent de se faire attendre, certains textes risquent d'être publiés rapidement (décret PNPP, etc.)
La loi et les moyens aujourd'hui, découvrir trois pays pour nous comparer
? P. 26, pour avoir une idée de ce qui nous attend, rien de tel que d'aller voir ailleurs, là où les professionnels des espaces verts vivent déjà ce qui pourrait exister chez nous. Ainsi, l'exemple du Danemark, qui vit depuis des années dans un contexte d'objectif de réduction des pesticides. Ainsi, celui de l'Allemagne, où les contrôles périodiques des pulvérisateurs et le certificat de formation des applicateurs sont des réalités.
Ce tour d'horizon permet aussi de pointer ce qui est spécifique à la France de ce qui est le lot commun. Côté spécifique, la réglementation sur les mélanges et délais de rentrée, mais aussi la simplicité qu'apporte la... centralisation (si, si !) par rapport à la fédérale Allemagne ou au « pluri-national » Royaume-Uni. Côté lot commun, les retraits de produits suite aux décisions européennes, et le développement des méthodes alternatives et de la protection intégrée.
? noter que ces informations ont été fournies à l'occasion d'une table ronde organisée en mars dernier par la Société française des gazons. Laquelle SFG organise des tables rondes sur différents sujets.
Les pratiques, aujourd'hui, en Belgique
? P. 29, autre point de comparaison avec un pays voisin. Il s'agit de la Belgique avec deux enquêtes sur les pratiques des applicateurs professionnels du secteur public : employés municipaux et équivalents belges de nos DDE (entretien des voiries et de leurs abords).
Belle manifestation de transparence, et mesure des marges de progrès possibles. ? méditer en France aussi.
Des marchés, des jardiniers, des projets en France
? P. 34 évocation des informations données par l'Upj, Union des entreprises pour la protection des jardins et espaces verts, lors de sa récente assemblée générale.
Chiffres d'affaires de ses adhérents qui représentent la quasi totalité du marché français des produits phytosanitaires pour les professionnels des zones non agricoles comme pour les jardiniers amateurs, et une bonne part du marché des engrais, amendements et supports de culture. Résultat d'un sondage sur les pratiques des jardiniers amateurs, ce que sont près de 60 % des Français. Et nouvelles de l'avancement du guide des bonnes pratiques phytosanitaires, destiné, lui, aux professionnels de l'application en espaces verts.
Bonne lecture !



