Dans les zones infectées par Xylella fastidiosa, les préconisations d'arrachage sont précisées. La bactérie dévoile peu à peu ses secrets et des méthodes de gestion se profilent.

a bactérie phytopathogène Xylella fastidiosa est présente dans les pays du sud de l'Europe depuis 2013 (Espagne, Italie, Portugal) et en France où elle a été détectée en 2015 (sous-espèce pauca en PACA, sous-espèce multiplex en Corse et Occitanie, où elle a été identifiée en septembre 2020). Elle colonise plus de 550 plantes et s'avère pathogène pour une large gamme : olivier, vigne, agrumes du genre Citrus, laurier-rose, arbres fruitiers d'ornement du genre Prunus (amandier, cerisier), chêne, etc. Sa propagation inquiète d'autant plus qu'il n'existe pas de moyens de lutte autre que l'arrachage des plantes. Au sein de l'Union européenne, les mesures visant à prévenir son introduction et sa dissémination sont définies par le règlement d'exécution 2020/1201. Ce règlement propose une approche de gestion des foyers plus adaptée à la diversité des situations (biologiques, épidémiologiques, pédoclimatiques) rencontrées sur le terrain que le précédent. Il assouplit les conditions dérogatoires à l'arrachage des végétaux hôtes et les conditions de replantation dans les zones infectées, ou encore la mise en circulation des végétaux spécifiés en dehors des zones délimitées. Ainsi, il revient à chaque État membre de décider d'arracher ou de maintenir certaines espèces végétales ou certains individus qui présenteraient un intérêt patrimonial particulier.

Dans ce cadre, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail...