En Europe, les débats médiatiques, auditions publiques et webinaires sur les biotechnologies se sont multipliés ces derniers mois à la faveur des interrogations sur le statut des nouvelles techniques génomiques (NTG ou, spécifiquement pour les plantes, New breeding technologies NBT), définies comme les techniques de modification du génome mises au point après 2001, année de l'adoption de la législation de l'UE sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).
L'amélioration variétale permet de produire des plantes présentant des caractéristiques spécifiques, comme la résistance à une maladie ou la tolérance à la sécheresse. Des techniques modernes, parmi lesquelles la réécriture du génome, facilitent et accélèrent les processus de création en comparaison de la sélection classique. Actuellement, dans l'Union européenne, avant d'être autorisés, les organismes dont le génome a été modifié à l'aide des NTG doivent faire l'objet d'une évaluation, conformément aux dispositions de la législation sur les OGM. Or de vraies préoccupations sociétales existent quant à leurs impacts (risques pour lasanté humaine, réduction des
pools génétiques, contamination des cultures AB et sans OGM, intensification des systèmes agroalimentaires, brevetabilité du vivant?).

Selon une évaluation de l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) publiée le 24 novembre 2020, les techniques de réécriture génomique qui permettent de modifier l'ADN des plantes ne présentent pas plus de risques que la sélection classique ou les techniques qui introduisent du nouvel ADN dans une plante. L'avis scientifique se concentre sur les plantes produites à l'aide de différentes techniques de réécriture génomique : nucléase dirigée site-spécifiques 1 (SDN-1), nucléase dirigée site-spécifiques 2 (SDN-2)...