Une mission interministérielle, composée du CGAAER (Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux) et du CGEDD (Conseil général de l'environnement et du développement durable), a été chargée en février 2019 d'identifier les alternatives non chimiques au glyphosate pour les usages non agricoles et non forestiers, dans le cadre du plan de sortie de cette substance active. L'étude est centrée sur le réseau ferroviaire, les postes électriques du réseau de transport d'électricité, les sites industriels, les autoroutes, routes et rues, les aéroports, les différents gazons (terrains de sports communaux engazonné, golfs, parcs privés?), les cimetières, le patrimoine historique bâti et les clôtures.
Les quantités de glyphosate employées pour ces utilisations sont faibles, comparées aux usages agricoles : en 2018, les quantités en jeu représentaient moins de 1,5% des ventes de produits à base de glyphosate en France, la SNCF étant le principal consommateur (45 tonnes appliquées sur 107 tonnes vendues pour des usages professionnels en ZNA). Par ailleurs, tous les usages réservés aux ZNA, dans le catalogue français des usages, sont classés en usages mineurs.

L'évaluation comparative a tenu compte de trois critères principaux : l'existence d'une méthode non chimique de prévention ou de lutte (désherbage manuel, mécanique, thermique, paillage, minéralisation des surfaces, plantes couvre-sols, robots de tonte?) ; « l'usage courant » en France de la méthode non chimique ; l'existence d'inconvénients économiques ou pratiques majeurs.

Concernant « l'usage courant », certaines solutions nouvelles ne sont pas encore opérationnelles en ZNA, comme les robots désherbeurs pour les pistes des lignes à grande vitesse de SNCF Réseau...