Une note commune (2 pages) rédigée par Terres Inovia, le Geves et Inrae avec le concours des acteurs du BSV Poitou-Charentes et des semenciers et publiée en décembre dernier, fait un point sur le mildiou du tournesol, les résultats du réseau de surveillance 2024 et donne des recommandations permettant de gérer durablement le risque à la parcelle.

Le mildiou du tournesol est causé par l'oomycète pathogène Plasmopara halstedii. La résistance du tournesol au mildiou est conférée par des gènes de résistance, mais, du fait de la grande capacité d'évolution du mildiou, aucune variété n'apporte de solution définitive à la maladie. « Les solutions de traitement de semences peuvent elles aussi perdre en efficacité si elles sont mal utilisées. La protection contre cette maladie passe par un raisonnement à la parcelle et sur le long terme, tenant compte de l'historique de la parcelle (attaques, variétés et traitement de semences utilisés). Les maîtres-mots : allongement de la rotation et alternance ! »

La pression mildiou de la campagne 2024 est en augmentation par rapport à l'année précédente : 12,2 % des parcelles ont été touchées par le mildiou contre 6 % en 2023, avec des attaques d'une grande sévérité (plus de 20 % des parcelles touchées présentant plus de 10 % de pieds nanifiés). Les conditions climatiques très particulières (forts cumuls de pluie) de 2024 peuvent expliquer cette recrudescence.