En 2022, des échecs de contrôle du vulpin des champs (Alopecurus myosuroides) en Haute-Saône ont conduit à suspecter une résistance de cette adventice au glyphosate.

Des tests biologiques et génétiques ont été réalisés pour confirmer la résistance. En particulier, la survie à l'application de glyphosate de plantes issues de la parcelle suspecte a été comparée à celle de plantes de référence (sans résistance connue).

Les tests de sensibilité ont montré la présence d'une résistance au glyphosate dans la population de vulpin analysée, avec des plantes survivant jusqu'à 1'440 g/ha de glyphosate. Le séquençage du gène de l'EPSP synthase, cible du glyphosate, a exclu la présence d'une résistance de cible : la résistance est donc due à un autre type de mécanisme.