Historiquement, la diversification des itinéraires techniques et la suppression du labour sont consécutives à la mécanisation du travail du sol et à la disponibilité des herbicides non sélectifs.

Dès le début de la décennie 1970, les techniques dites « simplifiées » ont fait l'objet d'études expérimentales lourdes dont les piliers en France ont été l'Inra (actuel Inrae) et l'ITCF (actuellement Arvalis-Institut du végétal). Rendements des cultures, contrôle de la flore adventice et risques de dégradation physique et chimique des sols en étaient les enjeux principaux.

Les références ainsi acquises ont établi, dès la première décennie, la faisabilité et l'efficacité des itinéraires techniques simplifiés, dont le semis direct, ainsi que l'absence de risque de dégradations cumulatives du sol. Malgré cela, leur adoption ne s'est accélérée qu'à partir de la seconde moitié de la décennie 1990, impulsée en particulier par l'évolution des conditions économiques. Bien insérées dans l'arsenal des techniques disponibles, les implantations sans labour sont désormais un élément des systèmes de culture de conservation des sols. Diversification des rotations, gestion des couverts végétaux, amélioration des sols et des bilans environnementaux en sont les composantes majeures.