Les tests « ADN » permettent de rechercher des mutations en cause dans la résistance des bioagresseurs aux produits phytopharmaceutiques.
Jusqu'à peu, ces techniques ne permettaient que difficilement de rechercher des résistances dans un grand nombre d'échantillons, car elles nécessitaient autant d'analyses que d'individus étudiés.

Le séquençage à haut débit (SHD), aussi appelé « séquençage de nouvelle génération », permet d'analyser en une seule fois l'ADN d'un grand nombre d'échantillons, et donc de démultiplier les capacités de diagnostic des tests « ADN ». La technique a été testée avec succès sur l'ambroisie pour détecter les résistances liées à l'ALS. Sur 219 parcelles étudiées (cinquante plantes analysées par parcelle), quinze ont été testées positives et un total de cinq mutations de l'ALS en cause dans la résistance aux herbicides a été détecté. Le foyer le plus important a été identifié en Occitanie, dans la zone d'origine du premier cas historiquement signalé en France.