Deux communications présentées à la séance «Espaces non agricoles» (ENA) du COLUMA évaluent les transferts d'herbicides dans les eaux à partir de surfaces type PJT.
La première, menée en 1999/2000 sur un mini-bassin versant expérimental près de Rennes, montre des transferts très intenses en sortie de parcelle. Et ceci à partir d'une surface imperméable (bétonnée), mais aussi d'une surface perméable dure (sable compacté). Ce dernier type de surface devrait aussi être considéré comme présentant des risques. Les transferts de diuron sont trois à quatre fois plus intenses que ceux de glyphosate.
La deuxième, menée sur trois cimetières toulousains entre 1995 et 2000, illustre l'importance globale des transferts. Elle montre des différences entre sites (taille, proximité de l'eau, proportion de PJT). L'effet des doses instantanées encourage à choisir les produits les moins pondéreux possibles. L'effet des doses cumulées pousse à alterner les produits. L'effet du potentiel de mobilité des molécules pousse à choisir celles ayant le moins fort. Enfin, plus le délai entre un traitement et la pluie suivante est court, plus le transfert sera important ; il faut tenir compte des prévisions météo.
Sur les surfaces PJT perméables ou semi-perméables, le « tout foliaire » type glyphosate en plein entraîne des transferts importants. Ce produit est à réserver aux applications localisées (surfaces imperméables ou perméables), aux surfaces enherbées à plus de 30% ou à dose réduite en association. Two presentations during the « Noncrop land » session at COLUMA 2001, gave the results of studies of the run-off of herbicides into water in parks and gardens and on pavements.
The first study, carried out in 1999/2000 on an experimental drainage basin close to Rennes showed a high level of run-off (from 8.5% to 39.5% of quantities applied, compared to 0.1?1% for agricultural surfaces). These results were not only obtained on a waterproof surface (concrete), but also on a hard permeable surface (compacted sand). The run-off level for diuron is three or four times greater than that of glyphosate.
The second study, carried out in three cemeteries in Toulouse illustrates the high level of run-off. Results show differences according to the characteristics of the site (e.g. size, proximity to water). The effects of instantaneous doses should encourage the use of weaker products. Where accumulated doses are seen to have an effect, product alternation should be used. Where molecule mobility potential is a factor, those with the lowest potential should be preferred. Finally, bearing in mind that the shorter the time between application and subsequent rain, the greater the level of run-off, weather forecasts should be consulted.
On permeable and semi-permeable noncrop surfaces, the use of foliar-only glyphosate treatments leads to a very high level of run-off. These products should only be used for localised applications (on both waterproof and permeable surfaces), or on surfaces with vegetation above 30%, or in association at reduced dosage.