Contrer l'introduction d'espèces nuisibles sur un territoire nécessite de mettre en place un dispositif de surveillance et d'alerte, ainsi que d'informer et de former les acteurs concernés. Trois grandes politiques publiques gèrent les espèces caractérisées d'exotiques envahissantes. Il en découle une organisation multi-acteur de la surveillance pilotée par les ministères chargés de l'environnement, de la santé et de l'agriculture. Les dispositifs sont multiples, motivés par des enjeux différents et avec des modes de financements spécifiques.

Pour les espèces susceptibles de nuire à l'environnement, les missions d'animation, d'information et d'alerte relèvent du Centre de ressources sur les EEE copiloté par l'Office français de la biodiversité (OFB) et le Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les espèces à enjeux pour la santé humaine (EESH), telles que les ambroisies et les processionnaires, sont du ressort de Fredon France qui a mis en place un observatoire dédié et un réseau de référents bénévoles. Quant aux espèces envahissantes nuisibles pour les végétaux, elles sont soumises à des plans de surveillance et des plans de contrôle conduits par la Direction générale de l'alimentation (DGAL).