Insoupçonnées par les voyageurs et le grand public, les espèces exotiques envahissantes représentent de nombreux désagréments pour SNCF Réseau, le gestionnaire du Réseau ferré national (RFN). De nouvelles solutions et technologies émergent pour tenter d'éradiquer la présence des plantes indésirables.
Sur un autre paradigme, le programme Reeves (2020-2026) propose de développer une solution de gestion basée uniquement sur la restauration végétale et la concurrence naturelle pour les ressources d'un milieu. Il regroupe vingt-sept stations expérimentales en Champagne-Ardenne et Provence-Alpes-Côte d'Azur, et un consortium de quinze chercheuses et chercheurs pour plusieurs années d'étude.
Les stations expérimentales permettent d'observer le développement de nombreuses espèces de restauration sur les talus ferroviaires avec une croissance végétative significative. Les réponses des cinq espèces invasives étudiées sont relativement distinctes les unes des autres. La biomasse sèche de la renouée du Japon diminue tandis que le nombre de rejets pour les quatre autres espèces invasives (ailante, robinier faux-acacia, canne de Provence, mimosa) reste faible mais semble persister au bout de deux ans. En laboratoire, les résultats confirment le rôle de l'allélopathie dans la dominance d'un milieu pour les espèces invasives, mais également l'influence des espèces de restauration sur le développement des cinq espèces envahissantes étudiées.



