En France, les vignobles en pentes supérieures à 30% représentent plus de 5'000 ha. Hors dérogation, les traitements aériens sont interdits depuis 2015. Les traitements au sol exposent l'opérateur à des risques d'accidents. La loi EGalim autorise, à titre dérogatoire jusqu'en octobre 2021, l'expérimentation de pulvérisation de produits phytosanitaires par drone dans quelques cas : uniquement sur des parcelles de pente supérieure à 30%, avec des produits AB ou en exploitation certifiée de haute valeur environnementale.

Le projet PulvéDrone, lancé en avril 2019, étudie les performances techniques des drones pour la pulvérisation sur vigne, banane et en arboriculture. Cet article présente les premiers résultats sur la qualité de pulvérisation au vignoble.

L'usage des drones remplit certains prérequis : positionnement précis, dose appliquée, contrôle de la vitesse. La qualité de pulvérisation varie toutefois selon différents paramètres : la hauteur de vol, le volume/hectare, la buse utilisée, la conduite de la vigne, le positionnement du drone par rapport aux ceps? La quantité de produit déposée reste globalement plus faible avec les drones qu'avec les équipements au sol testés. Par ailleurs, sa répartition au niveau du feuillage est hétérogène, avec un dépôt plus important au sommet et à l'extérieur de la végétation.