Dans le cadre de la préservation de la qualité des eaux à la Réunion, le bassin versant de Dos d'Ane fait l'objet depuis deux ans d'un diagnostic des pratiques agricoles et d'un plan d'actions visant à maîtriser les pollutions par les nitrates et pesticides.
Des enquêtes et analyses de terrain ont été réalisées. La méthodologie se base sur l'observation des opérations culturales à risque, la vérification des quantités de pesticides et de fumures appliquées et la réalisation d'analyses de résidus dans les légumes. L'analyse des principaux systèmes de culture (laitue et brèdes chinois) et des stratégies des producteurs a permis de modéliser les apports annuels en substances actives et en éléments nutritifs.
Des soldes de fertilisation largement excédentaires expliquent en partie l'augmentation (pas stoppée à ce jour) des teneurs en nitrates dans les eaux des captages.
Concernant les pesticides, on a cartographié les parcelles à risque par SIG et établi des listes de substances actives prioritaires grâce à la méthode SIRIS. Le plan d'actions débuté en 2004 montre des résultats encourageants quant à la sensibilisation des exploitants aux changements de leurs pratiques. En revanche des dépassements des limites maximales en résidus persistent sur les brèdes chinois. Des non-conformités sont liées à l'absence de produits autorisés sur cultures mineures.
Within the framework of actions aimed at preserving the quality of water on Reunion Island, the Dos d'Ane watershed has for the past 2 years been the object of a diagnosis of farming practices and the implementation of an action plan aimed at controlling pollution by nitrates and pesticides.
The following issues were subjected to close observation: high-risk cultivation practices and the quantities of pesticides and fertilizer used, with analyses being made of product residues in vegetables and in water. A further analysis of the main crop systems (lettuce and mugwort) has provided a means of drawing up models for annual inputs of fertilisers and pesticides.
The excessive quantities of fertilisers used provides a partial explanation for the increased levels of nitrates in water catchments.
As far as pesticides are concerned, high-risk plots were localised on a map and a list of priority active substances was drawn up. The action plan has produced encouraging results in terms of farmer awareness of the problem and there has been an improvement in the overall quality of water. There are still some cases of maximum residue limits being exceeded on mugwort and several cases of non-compliance due to the absence of products authorised for use on minor crops.



