Les plantes-réservoirs (PR) sont des plantes accueillant un ravageur spécifique qui attire et maintient des auxiliaires généralistes qui peuvent alors s'attaquer au ravageur de la culture. Elles constituent une catégorie de plantes de service, servant de relais pour les auxiliaires. Elles offrent toutefois des résultats souvent imprévus et les échecs sont nombreux.

Sur la base de ses différentes expérimentations, la station Arexhor-Pays de la Loire explique les contraintes de cette méthode et propose quelques règles pour en minimiser les risques.

Une plante hyper-attractive pour les auxiliaires risque de détourner ceux de la culture, diminuant le taux de prédation/parasitisme au profit des bioagresseurs : le dispositif entre en concurrence avec le service attendu dans la parcelle. Par ailleurs, si la PR attire des auxiliaires trop spécifiques, ces derniers ne se déploieront pas dans la culture. Enfin, les PR peuvent attirer les ennemis naturels des auxiliaires.

Pour éviter les revers des plantes-réservoirs, il est préférable de sélectionner celles accueillant les auxiliaires polyphages pour lesquels le ravageur spécifique de la PR est peu attrayant. Un tel système PR ne permettra pas d'augmenter préventivement les populations d'auxiliaires dans la parcelle, mais pourra favoriser leur prospection et donc une action plus précoce.