Si le miellat est connu depuis l'Antiquité et était utilisé comme édulcorant, se souvient-on que pendant longtemps ces exsudats furent considérés comme une affection dénommée miellée, miellat ou miellure ?

D'après le Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts (1803), le miellat « est quelquefois l'effet d'une maladie ; mais ordinairement c'est une sécrétion produite par une trop grande abondance de sucs dans les végétaux. Quand la quantité en est trop considérable les plantes en souffrent ». Mais la cause en reste mal connue : « C'est l'ardeur du soleil qui détermine ce suc à paroitre [sic] au dehors. Pendant la chaleur du jour il n'a point encore acquis une certaine consistance, et il reste dans un état de fluidité tant que le soleil est sur l'horizon, mais dès que cet astre est couché la fraicheur de l'air condense ce suc, et ensuite les rosées l'enlèvent, car il est dissoluble dans l'eau ».