Le métaldéhyde est employé depuis près de 70 ans dans la lutte contre les mollusques.
Or, une hypothèse largement répandue, avancée pour expliquer le mode d'action de ce molluscicide confirmé, prétend que le métaldéhyde agirait par déshydratation et entraînerait ainsi la mort des mollusques.
Cette hypothèse repose sur l'observation des grandes quantités de mucus secrétées par ces animaux après avoir absorbé du métaldéhyde. On en a déduit qu'en conditions humides, l'effet du produit serait restreint voire supprimé.
De nouveaux résultats de recherche contredisent cette hypothèse et décrivent pour la première fois, en détail, le mode d'action (dommages cellulaires).
D'après ces recherches, l'effet du métaldéhyde n'est par conséquent pas réduit en conditions humides et froides. Des essais d'efficacité avec des produits du commerce, en laboratoire et en plein champ, confirment cette conclusion.
Les échecs dans la lutte contre les mollusques doivent donc trouver d'autre explications, notamment des défauts de qualité de certaines formulations anciennes ou encore des applications à trop faibles densités de granulés. Metaldehyde has been used as a molluscicide for almost 70 years. The commonly held assumption that this effective substance kills slugs by dehydration is most probably based on the observation that slugs secrete large quantities of mucus after absorbing the metaldehyde.
Consequently, it has been assumed that its effect is reduced or even neutralised under wet conditions.
Recent work in the laboratory and field has disproved this hypothesis and elucidated the detailed mode of action of metaldehyde. According to these findings, the activity of metaldehyde is not reduced or neutralised under wet and cold conditions. Consequently, other explanations need to be found for any reported lack of efficacy. The use of formulations of poor palatability or at too low application rates leading to suboptimal bait density have most probably led to insufficient control.



