Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'utilisation des molécules de synthèse à action herbicide a profondément modifié les pratiques culturales de gestion des communautés de mauvaises herbes.
En se basant sur les Index Acta phytosanitaires publiés depuis 1961, il a été possible de recenser le nombre et le type de molécules disponibles au cours du temps.
Le désherbage chimique a débuté à la fin du XIXe siècle avec l'utilisation de molécules d'origine minérale. Au cours de ces 120 dernières années, au moins 235 substances actives ont été autorisées, seules ou en combinaison. Une substance active est utilisée en moyenne environ 29 années, mais le 2,4-D et le 2,4-MCPA sont utilisés en continu depuis plus de 79 ans. Actuellement, le retrait de molécules clés pourrait remettre en cause l'efficacité du désherbage de synthèse s'il n'est pas intégré dans un raisonnement global. De plus, sa substitution par des produits phytopharmaceutiques qualifiés de biocontrôle n'est pas encore d'actualité, car aucune solution biologique efficace n'a réellement émergé.



