Les symptômes de maladies des végétaux sont décrits depuis longtemps, mais il fallut attendre 1854 avant que les causes soient acceptées et que l'ensemble des scientifiques acceptent le rôle de champignons microscopiques.

Les maladies des pêchers n'échappent pas au long processus émaillé d'observations, d'hypothèses, de tâtonnements, comme en témoigne ce texte du XVIIe siècle : « La plus considérable maladie qu'ait à essuyer le pêcher, et celle qui est sans remède, comme elle est jusqu'à présent sans nom déterminé, et lorsque toutes les branches de l'arbre, les feuilles et les fruits mêmes deviennent noirs et gluants c'est une espèce de lèpre contagieuse qui se communique à tout ce qui l'environne : et si l'on n'a pas soin aussitôt qu'un arbre en est attaqué, de le faire arracher et de faire enduire de chaux le mur qui pour ainsi dire contracte le mal, tous les plants de votre espalier périssent les uns après les autres. »