Insectes hautement polyphages et mobiles, les punaises peuvent causer des dégâts dans les noiseraies si aucun moyen de gestion n'est mis en place. Face à une lutte chimique de plus en plus complexe, la filière est à la recherche de solutions alternatives.
Le projet Replik, financé par la région Nouvelle-Aquitaine, se termine en juin pour enchaîner sur le projet Ripposte. Il a eu pour objectif de trouver des moyens de biocontrôle pour réduire les dégâts causés par les deux principales punaises ravageuses des noisettes françaises : Palomena prasina et Halyomorpha halys.
Le projet a permis de mieux comprendre la dynamique saisonnière de P. prasina et ses capacités de dispersion. Pendant la belle saison, l'insecte se déplace sur de courtes distances, en fonction de la présence de plantes-hôtes et de leur phénologie, alors qu'en automne, ces punaises peuvent parcourir jusqu'à une dizaine de kilomètres en dehors de leur aire de reproduction, colonisant ainsi de nouveaux vergers. Les parasitoïdes naturels identifiés dans l'environnement de P. prasina appartiennent principalement au genre Telenomus (guêpe parasitoïde), et plusieurs endoparasites ont pu être collectés. Chez H. halys, c'est autour de la récente découverte de Trissolcus mitsukurii que se développe actuellement la lutte biologique contre le ravageur. La punaise diabolique, appréciant les anfractuosités naturelles pour hiverner, peut être retrouvée sur des centaines, voire des milliers de kilomètres lorsqu'elle se réfugie dans un véhicule ou dans un conteneur.



