La réduction de l'empreinte environnementale de la pulvérisation passe par une amélioration sensible des appareils et une adaptation précise des doses de produits aux besoins locaux. Ceci passe par une meilleure compréhension des phénomènes physiques mis en jeu, ainsi qu'une caractérisation plus fine des risques sanitaires afin d'ajuster au mieux les doses et le moment du traitement.
Les phénomènes physiques mis en jeu sont très rapides et les objets à analyser (gouttes, taches, ravageurs?) sont le plus souvent de très petite taille.
L'observation humaine a ses limites, tant en ce qui concerne la capacité de visualiser des phénomènes fugitifs, que celle de distinguer des éléments dont la taille peut être inférieure au dixième de millimètre. Qui plus est, nos observations ne sont mémorisables et transmissibles que par une description sur papier.
Les technologies d'acquisition et de traitement d'image offrent des possibilités d'observation et de détection bien supérieures à celles dont nous disposions jusqu'à présent.
Elles permettent à la fois la mémorisation et le partage des informations, ainsi que le développement de fonctions innovantes comme le pilotage de la pulvérisation à partir d'un risque mesuré directement sur le terrain et ' surtout ' un risque mesuré localement, c'est-à-dire sur des surfaces élémentaires qui peuvent être inférieures au mètre carré.



