Avec l'essor du marché des produits de biocontrôle et le besoin de réduction des intrants phytosanitaires classiques, les stimulateurs de défense des plantes (SDP) suscitent un regain d'intérêt. On dispose de quelques produits homologués contre le mildiou, l'oïdium et le botrytis. Malgré l'arrivée récente de ces nouvelles spécialités, le recul manque toujours pour bien évaluer leur contribution dans la réduction globale des doses de fongicides et pour définir des stratégies d'emploi optimisées au vignoble.

Quelques exemples d'essais menés en Bourgogne et en Gironde montrent que les efficacités sont très variables et difficilement transposables pour une utilisation en conditions de production.
L'approfondissement des connaissances au vignoble sur la physiologie de la vigne et la mise en place des défenses demeure un point essentiel si on veut permettre le pilotage de ces solutions dans l'itinéraire de protection.