En France, la principale méthode de lutte contre la septoriose du blé due à Septoria tritici (syn Mycosphaerella graminicola) consiste à traiter le feuillage à l'aide de fongicides. Les strobilurines introduites en 1997 sont des inhibiteurs respiratoires spécifiques, de la famille des QoI, qui présentent de bonnes potentialités sur cette maladie.
Toutefois dans de nombreuses régions céréalières françaises des souches de S. tritici fortement résistantes ont été sélectionnées et leur implantation a progressé entre 2003 et 2004. Dans certaines zones septentrionales, une généralisation de ce phénomène a mis en échec cette classe de QoI.
Dans ces conditions, pour gérer l'efficacité des traitements visant la septoriose, l'utilisation de strobilurines solo est à proscrire en toute situation.
Il est par ailleurs recommandé de ne pas appliquer cette classe de QoI plus de deux fois par saison, d'en envisager une seule si le blé revient souvent dans la rotation et même de prévoir des programmes sans strobilurines dans les parcelles où la résistance est généralisée et où la septoriose est la maladie foliaire dominante.
Les autres fongicides anti-septoriose actuellement disponibles sont soit des multi-sites non concernés par la résistance, soit des triazoles dont certains offrent des efficacités correctes, malgré la présence de souches résistantes à cette classe d'IDM. In France, the main way to control Septoria tritici (syn Mycosphaerella graminicola) consists in treating leaves with fungicides. Strobilurins introduced in 1997, are specific inhibitors of respiration belonging to QoIs which exhibit high efficacies toward leaf blotch.
However, in many French regions strobilurin-resistant strains have been selected and in 2004, they were well implanted in Northern parts of the country. When this phenomenon is generalized, strobilurins fail to control S. tritici.
Consequently, to manage the efficacy of fungicide treatments, strobilurins alone must be banned. Moreover it is recommended to restrict the use of this family of QoI during a season with a maximum of two treatments and only one when wheat occurs frequently in rotations. Programs without strobilurins can be preconized when resistance is generalized and if leaf blotch is the main foliar disease.
The other available fungicides are either multi-site toxicants (not concerned by resistance) or triazole derivatives whose efficacy remains correct in spite of the generalization of strains resistant to this class of DMIs.