Le bilan phytosanitaire des cultures de pomme de terre en 2016 montre l'importance des conditions météorologiques.
Le climat extrêmement humide au printemps, brutalement suivi d'un été chaud et sec, a causé des stress physiologiques aux cultures, gêné le désherbage et influencé l'évolution des bioagresseurs.
Le mildiou, précoce et très intense dans la plupart des régions, a été la principale maladie. Les chaleurs estivales l'ont bloqué mais pas éradiqué.
Des attaques de type alternaria ont pris le relais en été dans certains secteurs. Parmi les autres maladies, on note les bactérioses de type jambe noire, moins graves que l'on ne l'avait craint, et la dartrose localement nuisible.
Les pucerons ont été discrets, le doryphore a ici ou là atteint son seuil de nuisibilité, les limaces ont attaqué au printemps puis sur tubercules, les taupins sont en recrudescence et on a vu des méligèthes inattendues.