Dans le sud de la France, le cycle évolutif de H. armigera s'effectue généralement en trois générations, de mai à octobre. L'espèce hiverne à l'état de nymphe en diapause, mais elle peut aussi effectuer des vols de migrations susceptibles de renforcer les populations locales. En 2003, l'espèce a provoqué d'importants dégâts dans le Sud-Ouest de la France, où la présence d'un 4e vol partiel a été détectée.
Les études conduites sur larves de 1er et 3e stades montrent l'existence d'une résistance aux pyréthrinoïdes dans les populations du sud de la France. La résistance au méthomyl, plus faible, semble moins généralement répandue. La présence simultanée de résistances en Espagne et en France peut avoir pour origine des mouvements migratoires entre ces deux pays et peut-être aussi avec le Maroc. Ces flux de gènes expliqueraient la présence de résistances dans les populations du sud de la France, où l'espèce est à sa limite nord actuelle de répartition géographique, et où elle n'est en général l'objet que d'un nombre de traitements relativement réduit. In the south of France, the development cycle of
H. armigera is generally three generations, between May and October. The species overwinter as a pupa in a state of diapause, but can also migrate, thus leading to local population increases. In 2003, the species caused quite severe damage in SW France, where a 4th generation, partial, was observed.
Studies carried out on the 1st and 3rd generations have brought to light the existence of resistance to pyrethrinoids in populations in southern France. Resistance to methomyl is less strong and less wide-spread.
The simultaneous presence of resistance in both Spain and France may have its origin in migration between these two countries and may also involve in Morocco. The resulting gene flows may help to explain the presence of resistance phenomena in the south of France, where the species is at its northernmost limit of geographical coverage, and where control is relatively limited.



