Depuis plus de cent ans, les coccinelles sont considérées comme des agents de lutte biologique. Or, si elles ont permis de combattre plusieurs épidémies de cochenilles, elles sont nettement moins efficaces pour maîtriser la démographie des pucerons. Les auteurs estiment que l'absence de résultats probants en lutte biologique contre les pucerons avec des coccinelles est la conséquence d'une approche trop empirique. L'étude de la régulation de la ponte d'Adalia bipunctata et l'analyse des interactions interspécifiques au sein d'une guilde de coccinelles illustrent la complexité des comportements de ces prédateurs. Les résultats de ces études suggèrent qu'il faut d'abord comprendre les interactions proies- prédateurs avant de concevoir des programmes.