La maîtrise des populations du psylle du poirier au printemps repose en partie sur la destruction en fin d'hiver des adultes de forme hivernale. Le retrait des colorants nitrés a conduit à l'emploi de pyréthrinoïdes en mélange avec une huile de pétrole.
Les résultats des tests de laboratoire avec la deltaméthrine montrent un accroissement sensible des DL50 observées sur les populations hivernantes de 1992 à 2002. Les rapports de DL50 entre populations testées et population sensible de référence montrent que 71 % des populations adultes hivernantes ont un rapport supérieur à 10 fois.
Par ailleurs, il est possible de sélectionner en
quatre générations une population quatre fois plus tolérante à la deltaméthrine.
D'autres études toxicologiques et biochimiques sont encore nécessaires pour détecter la présence de mécanismes de résistance aux pyréthrinoïdes. Toutefois les forts taux de synergie de cet insecticide par le pipéronyl butoxide observés par ailleurs, peuvent être l'indice d'une résistance métabolique par l'intermédiaire des mono-oxygénases.
L'ensemble de ces observations conduisent à conseiller une utilisation raisonnée des pyréthrinoïdes dans la lutte contre le psylle du poirier. The successful control of pear psyllid populations in Spring is partly dependent on the destruction of winter adults at the end of the winter season. The withdrawal of dnoc has led to the use of pyrethrinoids, mixed with petrol oil.
The results of laboratory tests using deltamethrin have shown a clear increase of DL50 observed on winter populations between 1992 and 2002. DL50 ratios between populations tested and a sensitive reference population showed that 71 % of winter populations produced a ratio exceeding 10.
Over four generations, it is possible to select a population four times more tolerant to deltamethrin.
Other toxicological and biochemical studies will be required to detect the presence of resistance to pyrethrinoids. Nevertheless, the high levels of synergy of this insecticide, provided by piperonyl butoxide, and observed elsewhere, may suggest metabolic resistance via mono-oxygenases. All of these observations lead us to recommend the rational, integrated use of pyréthrinoids in the control of pear psyllid.