L'année 2020 s'est révélée catastrophique pour de nombreuses parcelles de betterave à sucre (avec une disparité régionale marquée), fortement touchées par la jaunisse, du fait d'importantes populations de pucerons apparus précocement. Jusqu'en 2023, des dérogations aux néonicotinoïdes seront possibles afin de permettre à la filière de développer des alternatives.
Quatre virus majeurs (BMYV, BChV, BYV, BtMV) causent la jaunisse de la betterave, avec une prévalence variable en fonction des années. En 2020, les trois familles étaient présentes, cette multi-infection virale de la betterave pouvant avoir des impacts sur le cycle viral et la transmission des virus par les pucerons.
Les recherches portent sur l'amélioration des connaissances sur les interactions virus/vecteur/plante-hôte et le développement de moyens de lutte alternatifs (projet ABCD-B, par exemple). À la suite du programme Aker, de nouvelles sources de résistance variétale vont pouvoir être explorées. Par ailleurs, un Plan national recherche et innovation lancé en 2020 va permettre de renforcer la recherche sur ces différentes thématiques.



