Si le changement climatique a fait l'objet de controverses sur sa réalité et ses origines anthropiques, sa perception par les acteurs agricoles est aujourd'hui largement partagée.
La hausse des températures et celle de la teneur en CO2 ont des conséquences négatives (stress hydrique, échaudage, ravageurs?) mais aussi éventuellement positives (photosynthèse, gels moins intenses?) sur les cultures. Toutefois, depuis les années 1990, les rendements qui constituent l'indicateur d'impact principal du changement climatique tendent à ralentir (exemple : colza), stagner (exemple : blé) voire même baisser (exemple : pois).
Si l'agriculteur a toujours su s'accommoder des variations climatiques interannuelles, il doit désormais mettre en place des stratégies d'adaptation pour faire face à leur renforcement, et aux événements extrêmes qui vont se multiplier. Les solutions possibles sont à combiner selon les situations (culture, région, ressources?) : adaptation de la date de semis, irrigation, choix variétal, travail du sol, diversification cultivée, pilotage et planification des interventions?



