Quasiment 100% des exploitations du Nord-Finistère sont touchées par des vertébrés déprédateurs. Les deux tiers des exploitations subissent des dommages de deux à quatre espèces. Les espèces les plus présentes sont dans l'ordre : les corvidés, le lièvre, le pigeon ramier et le lapin.
La pose de filets de protection des parcelles concerne les trois quarts des exploitants concernés par les lagomorphes (lièvres et lapins), la pose de filet à plat contre les pigeons concerne 20% des exploitants touchés. Hormis les canons, à effet partiels, la plupart des autres techniques utilisées ne donnent pas satisfaction. La protection contre les vertébrés impose de nouvelles tâches chronophages, comme la pose/dépose de voiles (20 heures/ha) pour protéger les cultures des pigeons, de filets (3 à 4 heures/ha) pour protéger les cultures des lagomorphes ou la replantation d'échalotes (11 à 50 heures/ha) arrachées par les corvidés. Les exploitants estiment leur perte de chiffre d'affaires à 12'000 euros en moyenne par an et par exploitation, sans compter les temps de travaux supplémentaires.



