Etudier l'impact de la gestion de la biodiversité dans les agrosystèmes viticoles constitue un enjeu fort en protection des plantes, notamment en contrôle biologique.
Cet article dresse un bilan de vingt années d'études sur l'impact de la gestion des agrosystèmes viticoles sur les acariens prédateurs de la famille des Phytoseiidae à l'échelle de la parcelle avec les exemples de l'agroforesterie et de l'enherbement, à l'échelle de l'environnement proche de la parcelle (haies...), et à l'échelle du paysage avec des études novatrices débutées en 2013.
La conclusion majeure de ce travail est que l'hypothèse selon laquelle l'augmentation de la biodiversité végétale augmente nécessairement la biodiversité et l'abondance des prédateurs est réductrice, et que d'autres facteurs dont l'effet a été peu appréhendé jusqu'à présent doivent être mieux étudiés, notamment à l'interface entre sciences agronomiques, écophysiologie végétale et biologie des populations d'auxiliaires.