Aujourd'hui, les acteurs de la protection des cultures espèrent beaucoup du biocontrôle, mais se souvient-on combien ce dernier doit à la cochenille australienne, Icerya purchasi (Mask.) et à ses formidables capacités de dispersion ?
En 1921, M. Bondon, chef jardinier de la villa des Fées des Eaux, à Arcachon, observe des formations blanchâtres inhabituelles sur les mimosas en pots qu'il venait d'acquérir. Le Dr J. de Feytaud, alors enseignant à la Faculté des sciences de Bordeaux, les identifie comme étant des femelles pondeuses de la cochenille australienne (Icerya purchasi). C'est une espèce nouvelle pour la Gironde, mais déjà décrite depuis dix ans dans la Faune de France. Et le Dr Feytaud de commenter : « Ces deux mots, 'Icerya purchasi?, rappellent toute une histoire. » Arrivées en accidentellement 1868 en Californie, ses populations se développent si vite et avec une telle intensité qu'elles mettent en péril les productions d'agrumes de la région. Diverses méthodes de lutte, dont le clochage à l'acide cyanhydrique, sont alors mises en oeuvre. Tous les moyens utilisés échouent piteusement.



