Dans des situations et des filières aussi différentes que la canne à sucre réunionnaise en quasi-monoculture et le coton camerounais assolé avec des cultures alimentaires, les harassantes opérations de désherbage manuel à la houe (daba africaine, pioche réunionnaise), traditionnellement inhérentes à l'agriculture familiale, se sont vues considérablement soulagées par l'avènement progressif puis la généralisation du désherbage chimique, manuel au Cameroun ou partiellement motorisé à La Réunion.

? partir de ces deux exemples empruntés à son vécu d'agronome tropicaliste au Nord-Cameroun et à La Réunion, l'auteur dresse le constat qu'agriculture familiale et désherbage chimique ont noué en quelques décennies des liens fort solides, désormais difficiles à détendre.