Les pratiques agricoles peuvent avoir un impact sur la faune sauvage.
Ainsi les aménagements fixes extérieurs aux parcelles cultivées (haies, talus, bosquets, buissons, chemins et bandes enherbées) sont généralement favorables à cette faune et à sa diversité, plus ou moins fortement selon les types d'implantation et d'entretien. Leur suppression est nettement défavorable.
L'aménagement des parcelles en lien avec leur destination a son rôle : des prairies pâturées modérément sont favorables, des prairies de fauche intensives non ; le drainage d'assèchement et surtout l'irrigation des céréales paille sont défavorables.
Parmi les activités agricoles, les chantiers de récolte sont défavorables surtout au printemps (ensilage d'herbe) mais aussi l'été (foin, céréales paille, pois, luzerne, etc.) ; il faut les démarrer sans encercler les parcelles. Ceci est d'ailleurs conseillé pour tout passage de tracteur. Les aménagements fixes extérieurs aux parcelles sont des zones-refuges efficaces pendant l'irrigation et les récoltes.
La préparation du sol est d'autant plus défavorable qu'elle est profonde. Les TCS (techniques culturales simplifiées) ; et notamment le semis direct sont favorables à condition de gérer les mauvaises herbes et les limaces tout en ménageant la faune sauvage.
Les traitements phytosanitaires peuvent être favorables ou défavorables. Défavorables essentiellement en cas de mauvaises pratiques : vidange mal placée, dérive, produits inadaptés, rodenticides ou semences traitées laissés à portée d'animaux non-cibles, emballages non rincés... L'impact de traitements phytosanitaires bien appliqués est en général faible. Ils sont nettement favorables s'ils se substituent à des pratiques traumatisantes : entretien herbicide et non mécanique pour des bandes enherbées, jachères et parcelles menées en TCS, etc. It is widely accepted that farming practices have a clear impact on wild fauna. In this respect, it is clear that well-managed plot surroundings (hedges, embankments, groves, bushes, grassed paths and strips) are generally considered as being beneficial to biological development and biological diversity, depending, of course, on where they are positioned and how they are looked after. Removal of such elements clearly goes against this notion.
The way in which plot surroundings are managed has a strong impact : grazing land is a good solution whereas intensive hay fields are not ; extremes such as dry-out drainage and large-scale irrigation are not good for wild fauna.
Amongst other farming practices, harvest sites are far from ideal, particularly in spring (silaging) but also in summer (hay, straw, pea, alfalfa, etc.) ; it is important that plots are not completely surrounded ? it must not be forgotten that tractors have got to be able to find a way through. Fixed plot surroundings constitute a refuge area during harvesting and irrigation.
The deeper the soil is prepared, the greater the damage caused. Simplified farming practices, particularly direct seeding, are therefore to be encouraged, so long as good weed control is carried out and a close eye is kept on slug populations.
Plant protection treatments can be both good and bad for wild fauna. The consequences can be quite dramatic if they are used incorrectly : poor choice of emptying location, run-off, unsuitable products, rodenticides and treated seeds affecting non-target species, abandoned, non-rinsed packaging, etc? Indeed, the impact of correctly applied plant protection products is relatively low. The major advantage occurs when such products are used in place of bad practices : e.g. herbicide application as opposed to mechanical weeding on grassed strips.



