L'oïdium surprend souvent les viticulteurs par la soudaineté de son apparition à partir de la soudaineté de son apparition à partir de la floraison et par la gravité des attaques sur grappes qu'il peut occasionner sans événements climatiques significatifs ou clairement identifiés. A partir d'une expérimentation conduite au vignoble, à Bordeaux, ayant consisté à suivre l'installation de l'oïdium inoculé artificielement à 6 dates échelonnées dans le temps (du stade 3-4 feuilles au stade début floraison), nous étayons l'hypothèse qu'une colon isation abondante des grappes est étroitement liée à leur infection précoce (avant nouaison). Celle-ci n'apparaît possible qu'en cas de contaminations primaires précoces du feuillage pouvant conduire à plusieurs cycles de multiplication du champignon avant l'optimum de réceptivité des baies. Dans la nature, cette situation est possible sans donner lieu nécessairement à une expression nette de symptômes sur feuilles avant le stade critique. Ces résultats permettent de mieux comprendre le caractère explosif de la maladie. On peut en déduire que le raisonnement de la lutte doit passer par une connaissance des dates ou des périodes de contaminations primaires, sinon la maîtrise de la maladie continuera d'imposer des traitements systématiques qui, à l'expérience, ne s'avèrent pas toujours justifiés. Powdery mildew often takes vine growers by surprise since the disease often appears suddenly after the flowering stage. Furthermore, outbreaks can often be quite severe without any clearly significant climatic causes. An experiment, carried out in a vineyard in the Bordeaux region, involving the monitoring of artificially inoculated powdery mildew introduced on the vine at 6 different stages (i.e. from 3-4 leaves to early flowering), supports the hypothesis that a strong outbreak is linked to infection at an early stage (i.e. before fruit setting). Extensive colonisation would seem only to occur after early primary leaf contamination, which allows for several multiplication cycles to occur before the optimum fruit sensitivity level is reached. In a natural situation, this can easily occur without the appearance of leaf symptoms until the critical stage is reached. These results help to increase understanding of the eruptive nature of the disease. It can be deduced that in order to achieve integrated control of the disease, it is essential to be aware of the initial contamination dates or periods. If this is not possible, control of the disease will continue to involve systematic treatment, which, experience has shown, is not always justified.