es interrogations portant sur les impacts sanitaires liés à l'exposition aux produits phytopharmaceutiques se multiplient, alors même que la réglementation et les progrès techniques visent à limiter les risques. Depuis plus de vingt ans, des mesures de pesticides sont réalisées dans l'air par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) mais il existe peu de donées sur l'exposition « multi-source » des riverains.
L'étude PestiRiv, pilotée par Santé publique France et l'Anses, va permettre d'évaluer l'exposition d'une population à différentes sources possibles : l'air, mais aussi l'alimentation, l'eau, l'activité agricole et les usages domestiques. L'objectif est de documenter les risques pour les riverains d'exploitations viticoles en comparaison avec des zones éloignées des cultures.
Ces informations permettront d'adapter les mesures de prévention mises en oeuvre. D'ores et déjà, la recherche et les instituts techniques se mobilisent pour mieux comprendre les phénomènes de dérive, qui constituent une des sources potentielles d'exposition.



