Les effets écologiques indirects de la lutte biologique ont fait l'objet d'un symposium de l'OILB organisé localement par le CILBA à Montpellier du 17 au 20 octobre dernier.
Ces effets sont parfois réels (cas du lépidoptère Cactoblastis cactorum, utile en Australie et aux Antilles contre des cactées envahissantes mais nuisible sur d'autres cactées aux États-Unis, ou d' Harmonia axyridis concurrençant des coccinelles autochtones aux États-Unis). Cependant ils doivent être relativisés. Surtout ils peuvent être évités au maximum par un choix réfléchi d'auxiliaires à introduire les plus spécifiques possibles. Dans le cadre d'une protection intégrée des cultures et des écosystèmes, la lutte biologique naturelle (pratiques favorisant les auxiliaires indigènes) doit être mise en oeuvre chaque fois que c'est possible.
Ce symposium a permis des échanges fructueux entre écologues tenants de la biologie de la conservation et chercheurs, expérimentateurs ou praticiens de la lutte biologique.
The indirect ecological effects of biological control were the subject of an IOBC symposium organised by the CILBA and held in Montpellier from 17 to 20 October 1999.
Such effects certainly do exist, e.g. the Cactoblastis cactorum moth, used in Australia and the West Indies against invading species of cactacae but which cause damage to other cactacae in the United States ; there is also the case of Harmonia axyridis competing with native ladybugs of the US. These effects are therefore real, but must be taken relatively. They can be avoided by making a careful choice of the beneficials which are going to be used, particularly by taking into account the specific local conditions. Within the framework of a programme of integrated protection of crops and ecosystems, natural biological control (i.e. which puts indigenous beneficials first) should be implemented whenever possible.
The symposium provided an opportunity for extremely fruitful exchanges between ecologists, research scientists and biological control users.



