Animal opportuniste, monophasique, le sanglier ajuste son régime alimentaire selon les ressources disponibles, mais aussi leur accessibilité. ? proximité des forêts, les plaines agricoles subissent ainsi des déprédations par les sangliers.

Pour limiter les dégâts agricoles causés par le sanglier, il est nécessaire de connaître la biologie du sanglier en lien avec son régime alimentaire et son comportement spatial, en plus de bien identifier les cultures « à risque ». Ainsi, une modélisation prédictive intégrant le comportement spatial du sanglier a été mise en place par la Fédération départementale de chasseurs de Haute-Marne, en collaboration avec l'Office français de la biodiversité, en 2020, pour identifier les zones vulnérables aux dégâts agricoles et faciliter la réflexion sur des solutions de prévention rapides et adaptées. L'approche combine des suivis GPS, et une analyse des probabilités d'intrusion et de dommages sur différentes cultures.

L'étude révèle quatre profils de cultures : sensibles, attractives, tolérantes et peu attractives. Le maïs et certaines légumineuses apparaissent comme les plus sensibles (dégâts importants malgré une fréquentation faible), tandis que les prairies semblent moins exposées. Cette classification ouvre la voie à des stratégies de prévention ciblées.